Victoire: le GHM, repris par la Fondation BOISSEL, sort des griffes du groupe AVEC et redevient à but non-lucratif.

Le GHM rejoint l’Economie Sociale et Solidaire et devient la Cité Hospitalière des Alpes

Ci-dessous le communiqué de presse de l’Union de quartier Berriat-St-Bruno-Europole et des Amis des cliniques mutualistes de Grenoble du 16 octobre 2026.

Le GHM repris par la Fondation BOISSEL
6 ans de combat…

Il aura fallu un combat de 6 années, mené par les syndicats du GHM, les associations Union de Quartier Berriat-St-Bruno-Europole et les Amis des Cliniques mutualistes de Grenoble avec le soutien de la Métropole de Grenoble et rejoint ensuite par la Ville, pour sortir définitivement le Groupement Hospitalier Mutualiste des griffes de Bernard Bensaid et de sa société DOCTEGESTIO devenu AVEC.
Le Tribunal Judiciaire a choisi le dossier de la Fondation BOISSEL pour reprendre le GHM.
C’est à la fois une décision positive – la Fondation BOISSEL est un acteur non-lucratif et de proximité – et négative puisqu’elle entraîne le licenciement d’une centaine de salariés qui n’y sont pour rien dans la prédation financière mise en place par AVEC et la dégradation qui s’en est suivie. Nous comptons sur les instances représentatives des salariés pour que ces licenciements donnent la meilleure protection possible aux personnes devant quitter le GHM.
Soulignons aussi qu’une fondation n’est pas un espace démocratique car on en devient membre sur la base de la cooptation. La Fondation BOISSEL doit garder en mémoire qu’elle prend en charge un « bien commun » du bassin grenoblois, la MUT’.

…pendant lesquels certains se sont délibérément tus !

6 ans de combat pour sortir de la crise ouverte par la mutuelle ADREA/AESIO qui a trahi en toute connaissance de cause ses valeurs mutualistes en choisissant DOCTEGESTIO/AVEC et ICADE-SANTE pour la cession du GHM en 2020, ouvrant ainsi la voie à une privatisation. ADREA /AESIO a été sourd à toutes nos interpellations sur ce choix.

6 ans pendant lesquels, malgré nos nombreuses alertes et contacts :

  • la Mutualité Française n’a pas bougé et ne s’est jamais exprimée alors que les actes de cession étaient entachés d’infractions au Code de la mutualité.
  • le mouvement de l’Économie Sociale et Solidaire, ESS France, n’a jamais eu aucune réaction alors que Bernard Bensaid affirmait régulièrement qu’il appartenait à ce mouvement.
  • le Ministère de la santé et son ministre grenoblois Olivier Véran, comme l’ARS ne sont jamais intervenus pour faire respecter le Code de la Mutualité et le statut d’ESPIC du GHM alors qu’ils en avaient la charge et le pouvoir.

    Ainsi pendant 6 ans :
  • aucun contrôle sur la légalité de la cession (notamment le fonds de dotation)
  • aucun contrôle sur les mutuelles factices sans adhérents (Doctocare, MIDI) uniquement destinées aux manœuvres d’une société commerciale sans scrupules
  • aucun contrôle sur les conventions de services aux tarifs exorbitants
  • aucun contrôle sur les mouvements financiers dans la trésorerie du GHM pourtant abondée par de l’argent public.

    Ce n’est donc pas l’in-action délibérée des Pouvoirs Publics qui a permis de remettre en cause cette « cession » inacceptable et illégale, mais bien la plainte au Pénal des syndicats FO et CGT et l’action en justice de notre collectif. Ce combat citoyen qui a conjugué « mobilisations populaires » et « actions médiatiques » locales et nationales n’aurait jamais abouti sans ses « actions juridiques » rendues possibles par la détermination des Grenoblois et les environ 30.000 € de dons récoltés à cette fin.

    Un combat qui n’est pas encore fini…
    Cette reprise n’éteint pas pour autant plusieurs procédures juridiques toujours en cours :
    Bernard Bensaid sera jugé en correctionnelle le 2 février 2027 pour « prise illégale d’intérêt et détournement de fonds publics » pendant sa gestion à la tête du GHM.
    L’action au fond que nous avons déposée en avril 2022 et qui a été paralysée par la multiplication des appels de Bernard Bensaid doit être jugée. En jeu : les 9 M€ du Fonds de dotation et les 50 M€ de la vente des murs versés à ADREA/AESIO (et quelques autres mutuelles).
    En effet, la « cession » en 2020 de l’activité du GHM par ADREA/AESIO à DOCTEGESTIO a été réalisée moyennant le versement « non déclaré » par DOCTEGESTIO de 9,2 M € dans un Fonds de Dotation créé par ADREA/AESIO. Cette somme doit être restituée par ADREA/AESIO pour réparer tous les dommages subis par le GHM et permettre par exemple de réintégrer les personnels licenciés.
    Concernant la vente des murs du GHM à ICADE-Santé (fonds rattaché à la Caisse des Dépôts) pour un montant de 50 M€, un jugement qui déclarera nulle la « cession » du GHM en 2020 remettra de fait en cause la vente de ces murs par la SCI détenue alors par ADREA/AESIO, la Mutualité Française Isère et quelques mutuelles. Le GHM doit être propriétaire de ses murs car le GHM les a déjà payés une fois en totalité par ses loyers versés au fil des années. Ne plus payer de loyer permettra de dégager plus de 3 M€ de ressources supplémentaires… pour embaucher du personnel par exemple.

    Union de quartier Berriat-St-Bruno-Europole et Amis des cliniques mutualistes de Grenoble, nous continuerons à défendre les intérêts du GHM comme de la « Cité Hospitalière des Alpes », sa nouvelle dénomination.

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